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Premiers explorateurs descendant vers la Caldera au coucher du soleil

CHRONIQUE 01 · Origines

Là où la terre s’est ouverte

Personne ne sait exactement quand le sommet s’est effondré. On sait seulement qu’après cette nuit, l’horizon n’a plus jamais eu la même forme.

Le Grand Effondrement

Les plus anciens récits parlent d’une montagne si vaste qu’elle dominait autrefois l’horizon tout entier.

Puis vint ce que les chroniques nomment aujourd’hui le Grand Effondrement. La montagne disparut en une nuit, laissant derrière elle une immense dépression ceinturée de falaises abruptes.

Vue panoramique de la Caldera après le Grand Effondrement
Vue depuis la couronne rocheuse : le bassin central, ses lacs, ses falaises et les premières zones encore actives.

Au fond du bassin, la terre resta chaude. Des lacs se formèrent entre les coulées refroidies. Des rivières descendirent des hauteurs et devinrent des cascades. Les forêts reprirent les pentes tandis que les brumes s’accumulaient dans les vallées.

Cette cicatrice devint la Caldera.

Pendant des générations, son centre demeura presque inaccessible. Les cendres dissimulaient les passages, les parois s’effondraient encore et certains reliefs disparaissaient entièrement sous les nuages.

Les populations s’installèrent d’abord sur les rebords, là où l’on pouvait observer le bassin sans avoir à y descendre.

C’est de ces hauteurs que furent signalées les premières grandes créatures ailées. Elles utilisaient les courants chauds qui remontaient du cratère pour longer les falaises. Elles étaient rares, difficiles à approcher et déjà présentes dans les récits les plus anciens.

Les premiers chemins

Les premières expéditions ne cherchèrent pas à conquérir Caldera. Elles cherchèrent d’abord à comprendre comment y entrer.

Les explorateurs suivirent les rebords de la couronne rocheuse, repérèrent les pentes praticables et descendirent progressivement vers le centre.

Ils découvrirent parfois des marches taillées dans la pierre, des passages interrompus ou des traces de voies plus anciennes que leurs propres cartes.

Personne ne sut déterminer avec certitude qui les avait tracées ni quand elles avaient été abandonnées.

Puis les premiers chemins continus furent ouverts.

Et avec eux commencèrent les explorations de Caldera.

Les premiers explorateurs

Ils n’étaient ni conquérants ni aventuriers à la recherche d’un royaume perdu.

Ils étaient cartographes, voyageurs, naturalistes, marchands, collectionneurs ou simplement curieux.

Ils partirent parce que les cartes de Caldera étaient encore vides.

Certains revinrent avec des pierres étranges ou des fragments trouvés dans les couches de cendre.

D’autres rapportèrent des plantes inconnues, des objets retrouvés sur d’anciens chemins, des croquis de créatures aperçues au loin ou de simples notes sur un passage qu’ils n’étaient pas certains de pouvoir retrouver.

Peu à peu, une habitude apparut.

Chaque découverte digne d’être conservée était accompagnée du récit de sa découverte.

Où avait-elle été trouvée ?

Qui l’avait rapportée ?

Quel chemin avait permis de l’atteindre ?

Pourquoi méritait-elle d’être gardée ?

Ces récits furent d’abord consignés dans des carnets personnels.

Puis les carnets devinrent des registres.

Et les registres devinrent les Archives des Explorateurs.

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